Mon Manifeste (vous pouvez arrêter le texte avec votre souris)
Grâce à l'encre puisée aux lacs fertiles de nos rêveries féériques, le ru asséché
devient une rivière abondante. Il me suffit alors de m'assoir sur sa berge
et de goûter au plaisir de lire les mots qui doucement passent devant mon cœur ému.
Lorsque que j'ai rempli mon escarcelle de métaphores chatoyantes, il ne me reste
plus qu'à me rendre près de ma muse. Ensemble, nous allons chercher sur notre lyre
les rimes justes qui réunies les unes aux autres viendront alimenter cette rivière
afin qu'elle devienne un fleuve prolifique de douceurs où tous, vous venez à votre
tour, pour y tremper votre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan
de lumières.
J'aime cet idée de partage. Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que j'aime tant la poésie... Et les poètes !...
Merci Hugo, Verlaine, Baudelaire, Desporte, Laforgue, Lamartine, Rimbaud, Coppée,...
Il y en a tant... Je ne pourrai pas tous les citer.
Merci aussi aux innombrables inconnus qui viennent grossir cette étendue de partage.
Merci enfin à vous, chers poètes, d'y participer avec votre humble serviteur
en y mettant autant d'enthousiasme et de passion.
POURQUOI J'ECRIS
Mon âme vagabonde explore l'univers de votre contrée de rêves.
J'ai d'abord posé délicatement la pointe de mon escarpin,
Sans faire de bruit... Pour ne pas outrager l'endroit magnifique.
C'est ainsi que mon regard devint lecteur de vos "clavardages".
Le cœur ému et l'âme admirative, j'ai voulu ensuite poser mes rêves près des vôtres.
Je suis allé chercher, pour vous, sur notre lyre,
quelques vers inspirés par d'autres contrées.
J'ai trempé ma plume poétique à l'encre des nuages de ma rive froide.
Et je viens maintenant déverser sur ces pages les fruits de mes jardins secrets.
Ces vers qui font que ma vie est un peu moins terne, un peu moins froide.
Handicapé depuis 1990, la poésie est pour moi une manière de sortir de ma léthargie.
Nul besoin d'apprendre quelque manière d'écrire.
Quand on a le cœur qui saigne, il suffit de le laisser couler.
Parce que le monde fait partie de ma personne.
Les pauvres dans les rues,
Les enfants que l'on frappe,
Les femmes que l'on traine dans la boue,
Les hommes qui s'entretuent sur les champs de bataille.
Parce que je fais partie de leur monde, comme ils font partie de moi, de nous...
Alors je prends la plume pour témoigner de leur souffrance.
Et c'est un peu une manière d'exorciser la mienne.
J'ai l'impression de vivre plus près d'eux et même de vivre en eux.
Peut-être parce que je suis tout simplement des leurs.
J'écris et j'écrirai, avec le mal des mots, avec le mal des verbes, avec le mal des vers.
Et je déposerais, en épigraphe, sur chaque manuscrit de mon vivant,
Autant de mots d’amour qu’il existera de douleurs en ce bas monde.
Vous voyez… Je n’ai pas fini d’écrire !...

© Copyright Gérard SANDIFORT alias, Sandipoète


© Copyright Gérard SANDIFORT alias, Sandipoète